C’est un personnage ultrapuissant dans les Outremer, et pourtant, on en parle peu – sauf chez nous : Hervé Mariton, le président de la Fedom, sorte de Medef ultramarin, qui donne le “la” de la politique économique des gouvernements de droite depuis des plombes.
Hervé Mariton, ce n’est pas n’importe qui : ancien – bref – MOM version Sarkozy, il est ultralibéral et ultracatho, avec une fâcheuse tendance à déraper régulièrement sur les sujets liés à la famille, entre autres.
Mariton, le MOM bis ultraliberal et ultraconservateur qui dérape (encore)
Histoire, donc, qu’on sache bien qui est cet artiste qui chapeaute l’économie de nos territoires, rappelons quand même que cet élu d’Ardèche vient d‘apporter son soutien au ministre de l’Intérieur d’extrême-droite Bruno Retailleau, dans la course à la direction des Républicains, qualifiant le Bruno “d’homme de convictions“, qu’il “apprécie beaucoup“.
Cette semaine, celui qui a toujours exprimé sa préférence pour une réunification des droites, c’est-à-dire un regroupement entre les Républicains, le RN et Reconquête !, s’est donc mis en tête de voler au secours de Marine Le Pen, condamnée dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires.
Reprenant le laïus des soutiens de Marine Le Pen, Mariton a par exemple qualifié la situation, au Dauphiné Libéré, de “problème politique massif“. Puis il a proposé une solution : “Si Marine Le Pen ne faisait pas appel, Emmanuel Macron pourrait alors recourir à la grâce présidentielle , celle-ci ne pouvant s’exercer que lorsque la condamnation est définitive.” Elle a fait appel, son idée a donc fait plouf rapidement. Mais quand même : ce que Hervé Mariton propose, et alors qu’il représente la droite la plus dure qui voudrait mettre à peu près tout le monde en prison au moindre pet de travers, c’est que le Président grâcie celle qui a pourtant été reconnue coupable sur des faits établis en première instance ! Laxiste, le Mariton ? Croustillant, quand on se souvient que la grâce présidentielle collective accordée le 14 juillet à des milliers de détenus qui voyaient leur peine réduite avait été annulée en 2008 par un certain… Nicolas Sarkozy au nom de la lutte contre l’insécurité. Mais Mariton a bien proposé de grâcier une délinquante, au nom de la résolution d’un “problème politique massif” monté de toutes pièces par l’extrême-droite. Sympa
L. C.